Je viens d’arriver à la montagne avec ma petite famille. Il fait un temps superbe, la neige est au rendez-vous et le summum du plaisir, il y a un stand de crêpes juste aux pieds des pistes …

Bref de quoi passer un séjour au top !

Par contre j’ai oublié un truc fondamental à la maison. Une chose qui va terriblement me manquer cette semaine.

La motivation.

Je ne sais pas comment j’ai pu ne pas y penser avant. Difficile d’en trouver ici en libre service.

Mais je me suis fait une promesse. Celle de ne jamais sauter une seule journée sans travailler. Et j’ai bien l’intention de ne pas rompre cet engagement. Mais je ne vous cache pas que je vais sans aucun doute réduire la voilure en terme de travail cette semaine.

J’ai envie de profiter de ma famille que je ne vois que trop peu et de profiter de cette première semaine de vacances prise depuis fort longtemps.

Alors j’ai fait quelques recherches sur la motivation. Avez-vous entendu parlé de la théorie de « la motivation intrinsèque et extrinsèque » ?

Elle a été développée par Robert Deci en 1975. Cette théorie explore deux types de motivations souvent évoquées:

  • la motivation intrinsèque: elle résulte de l’envie et du plaisir de l’individu pour effectuer la tâche en cours
  • la motivation extrinsèque: elle est imposée par une circonstance extérieure à l’individu (punition, récompense ou pression sociale par exemple).

Une personne ayant des motivations intrinsèques sera plus productive, créatrice et motivée qu’une personne ayant des motivations extrinsèques.

Robert Deci met en place une « échelle continue de motivation » qui met en relation ces deux formes de motivations.

Si l’on prend l’exemple d’un entrepreneur, ces paliers correspondent aux motivations suivantes :

Absence de régulation : l’individu n’est pas motivé.

Pierre n’est pas du tout motivée par l’envie d’entreprendre. Il trouve que cela ne lui apportera rien et qu’il n’en est pas capable.

Régulation externe : la ou les motivation(s) de l’individu sont encouragées par des sources de contrôle extérieures (telles qu’une récompense matérielle par exemple).

Jacques s’impose l’entrepreneuriat car il ne trouve pas d’emploi depuis des mois. Il n’est donc pas particulièrement animé par l’envie d’entreprendre.

Régulation introjectée : l’individu commence à accepter les contraintes externes. Cependant, son degré de motivation reste faible car il ne souhaite pas faire cette action. Il la fait par culpabilité, pour éviter une punition ou sous la pression sociale par exemple.

Antoine a grandi dans un environnement de fonctionnaire, mais n’a jamais réellement été attiré par la fonction publique. Il aimerait au contraire exercer en tant qu’indépendant. Malgré une absence de motivation, il passe un concours de la fonction publique pour satisfaire aux attentes de ses pairs. Il met ses envies d’entrepreneuriat et ses besoins de côté.

Régulation identifiée : l’individu commence à trouver des intérêts personnels à la réalisation d’une action. Il a accepté les contraintes extérieures et commence à s’identifier à son activité.

Au départ, l’entrepreneuriat n’était pas une passion pour Théo. Mais très vite, il commence à apprécier l’indépendance et la liberté de choix que ce statut lui offre. Il y trouve de nombreuses sources de motivation personnelles.

Régulation intégrée : l’individu est en phase avec les actions à réaliser. Il se retrouve dans son projet et y trouve de nouvelles formes de motivations personnelles.

Lola voit son entreprise se développer progressivement. Elle y trouve une source de fierté et de satisfaction personnelle. Cela nourrit en elle un sentiment d’accomplissement. C’est une fabuleuse source de motivation.

Régulation intrinsèque : l’individu est pleinement motivé et a plaisir à effectuer les actions. Il n’a pas besoin de récompenses externes pour apprécier son activité.

Louis s’épanouit grâce à la création d’entreprise. Il y a trouvé des motivations personnelles telles que l’accomplissement de soi, la liberté et l’indépendance.

Louis est le plus motivé des « protagonistes » décrits. En effet, une personne développant une forme intrinsèque de motivation sera non seulement plus épanouie, mais également plus productive, sûre d’elle, créative et persévérante face à l’adversité.

En résumé, la motivation est source de productivité. Ainsi, en tant qu’entrepreneurs, cultiver et booster sa motivation devient une priorité. Quels sont les aspects qui nous motivent ? Comment maintenir sa motivation lorsque nous faisons face à des situations émotionnelles difficiles ou contextuelles peu entrainantes ? Comment rester motivé(e) dans le temps et se remotiver si nécessaire ?

Je cherche la solution et je vous dis !

Sources : www.koi-coaching.fr

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