A la rencontre de Sonia et Lucas

 

Voici une interview peu conventionnelle qui va sans doute sous surprendre et vous faire sourire. J’aimerais vous présenter Sonia et Lucas.

Ils vivent et voyagent autour du Monde à bord de leur voilier qui fait également office de bureau.

Ce sont des “digital nomads”. Le terme doit vous sembler familier. De plus en plus de personnes quittent leurs emplois faits de chaînes et de boulets pour adopter ce style de vie davantage aligné avec les notions de bien-être, de spontanéité et de l’écoute de ses envies.

J’ai rencontré Sonia au début de mon aventure digitale. Elle est venue à mon secours à plusieurs reprises lorsque j’étais ensevelie sous des problèmes techniques à n’en plus finir. Avec générosité et bienveillance elle m’a prise par la main et expliqué des tas de choses sans rien attendre en retour. Lucas, son mari m’a également donné de précieux conseils techniques qui m’ont fait gagné un temps précieux.

Je voulais ainsi les mettre en lumière aujourd’hui pour les remercier (merci ! 💓) de leur aide tout au long de ces 100 jours !

A vous les amis !

 

Pouvez vous vous présenter en quelques lignes ?

 

Je m’appelle Sonia, j’ai 31 ans. Particularité : je vis en voilier depuis 3 ans. Je navigue, voyage et travaille depuis le voilier. Je vis avec mon mari, Lucas, qui est aussi mon collègue, mon collaborateur, mon webmaster… !

Nous sommes tous les deux “digital nomad”. Lucas travaille dans le développement web, création de site web et consulting en SEO. Quant à moi, je suis dans la stratégie de com’, marketing digital et blogging.

Concrètement ce que nous faisons : nous travaillons pour nos clients, principalement des entrepreneurs que nous accompagnons. Nous sommes également formateurs. Lucas accompagne les entrepreneurs à créer leur site, il forme également les futurs créateurs de site web. Quant à moi j’accompagne les voyageurs à se reconvertir pour (re)partir voyager, nomader. Je les forme à devenir entrepreneurs et freelances.

Nous sommes des fanas de voyages et avons décidé d’en faire un mode de vie. Nous sommes plutôt des voyageurs lents, adeptes du slow travel 🙂 Nous avons tendance à rester plusieurs mois dans un endroit. Ce qui est aussi bénéfique pour nos business qui nous demandent pas mal d’attention et de régularité.

 

Votre mot préféré ?

 

Océan : parce qu’il représente tout ce que nous faisons. Nous voyageons à travers les mers. L’océan est vaste et tout comme entreprendre dans un business, il y a des milliers de voies possibles. Rien n’est tracé, a nous de choisir la route. Mais attention ! vaut mieux éviter les tempêtes et aller dans le sens du vent !

 

Le mot que vous détestez ?

 

Productivité ! Si c’est une compétence indispensable à tout entrepreneur, ce mot me met mal à l’aise. Il implique de se forcer à atteindre des idéaux. Beaucoup d’entrepreneurs échouent parce qu’ils ne se sentent pas assez productifs et qu’ils se font dépasser par leur business. Le problème de la productivité : ce serait comme une norme sociale de l’entrepreneur. Or, être entrepreneur, c’est tracer son chemin, peut importe si vous travaillez 2 h ou 15 h par jour.
C’est un mot stressant, bien qu’il faut tout de même l’inclure dans nos quotidiens !

 

Qu’est ce qui vous permet aujourd’hui de subvenir à vos besoins ?

 

Nos entreprises respectives en freelance. Et nous développons actuellement nos business en ligne.
Pour l’instant, c’est surtout le freelancing qui nous fait vivre, mais petit à petit, nos projets de formateurs gagnent du terrain !
Ces deux activités nous plaisent beaucoup. On avance donc à notre rythme. Ce qui ne veut pas dire que nous papillonnons ! Je parlais tout à l’heure de productivité, même si le mot me dérange, je suis comme tous les autres entrepreneurs : a fond et donc peu de temps pour s’ennuyer entre les clients, les élèves, les formations que nous suivons, la recherche de clientèle, la gestion des réseaux sociaux…

 

Votre drogue favorite ?

 

Nous en avons plusieurs 😬😅
Pour Lucas : Le café et les petits gâteaux salés
Pour moi, le carburant est du jus de fruit, et tout ce qui se grignote et qui est sucré !! Et puis, je dois l’avouer, la cigarette. Alors quand je travaille dans un lieu où il est interdit de fumer, c’est mieux pour ma santé…

Cela dit, la question est intéressante ! J’ai remarqué depuis que je passe des heures sur l’ordinateur à travailler et donc faire marcher activement mes neurones, que mon corps demande du sucre ou de la nicotine pour stimuler mon cerveau ! L’entrepreneuriat peut être mauvais pour la santé, entre les mauvaises substances demandé par notre corps, les nombreuses heures de travail… Il est vraiment important de se créer une routine saine autour de son projet et d’arriver à en sortir un peu la tête de temps en temps.

 

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?

 

“Boudu Con !” Aucun rapport avec nos activités ! Mais c’est le juron toulousain par excellence : vous l’aurez deviné, c’est de là d’où je viens !

 

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?

 

Vaste question ! Difficile de parler d’un métier en particulier. En revanche, je n’aurais pas pu faire un métier routinier. Vous savez, celui où on arrive tous les jours à la même heure et où il se passe (presque) tous les jours la même chose.
Pas étonnant vous me direz, de la bouche d’une entrepreneure ! Mais vraiment, ce n’est pas une question de métier mais d’environnement.

En effet, je développe mon activité de formatrice. Et je m’éclate complètement ! En revanche, avant de me lancer dans le web, j’étais prof de français et vous savez quoi ? Je ne m’y sentais pas épanouie. J’ai d’abord cru que c’était le métier qui n’était pas fait pour moi. Mais depuis que j’ai repris l’enseignement (de l’entrepreneuriat cette fois-ci), je retrouve mes aspirations du départ. J’adore enseigner aux autres, c’est le cadre qui ne me convenait pas!

 

Ou vous voyez vous dans 5 ans ?

 

Dans 5 ans, nous aurons un voilier plus grand (un catamaran) dans lequel nous accueillerons nos élèves en immersion nomade pour développer leur projet de freelancing ou entrepreneuriat.
Nous aurons un petit mousse à bord et nous partagerons notre temps entre la vie en voilier et les voyages à terre.
De temps en temps, j’irai donner des conférences et mon livre sera publié.

Ça vous fait rêver hein ? Moi aussi !!!
Cela est certainement fou et trop ambitieux, mais il parait que pour atteindre la Lune, il faut viser les étoiles.
Rdv dans 5 ans 😉

 

A quelle question aimeriez vous répondre ?

 

Alors, comme je suis en plein travail sur ma pédagogie, je me serais bien posée la question suivante :
“Quelle pédagogie avez-vous mis en place pour accompagner vos élèves dans l’entrepreneuriat ?”

Je vous aurais donc dit que la pédagogie que je mets en place repose sur le projet concret de l’élève. Nous travaillons ensemble à l’élaboration de son projet en suivant quelques préceptes de l’APP (Apprentissage par problème) qui permet à l’élève d’intégrer les notions car elles font directement sens pour lui.
Le groupe et le travail en groupe sont également très présents car ils stimulent la créativité et permet de remettre en question ses apprentissages.

J’aime bien l’idée de travailler le “background” de ce que j’enseigne. Peut être est-ce dû à mon passé de prof. Je n’ai pourtant pas l’impression de faire le même métier tant le contexte est différent.

Travailler sur comment transmettre son savoir est important. Entre ce que tu sais, ce que tu enseignes et ce que ton élève comprend, il peut y avoir un gouffre !

 

Merci beaucoup pour votre partage ! Et moi je suis certaine que le catamaran n’est pas si loin que ça !

Et qui sait, peut-être que nous nous y retrouverons ! 😍

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